Des chercheurs canadiens ont lancé une étude ayant pour objectif la rémission du diabète de type II, rapporte La Presse. L’étude, à laquelle participeront plus de 200 patients, est menée par le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue et professeur à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

L’étude, aux proportions inédites, pourrait marquer le début d’une véritable révolution face à la maladie.

« Le diabète était considéré comme une maladie chronique qui se soigne, mais ne se guérit pas. Mais il y a eu un changement de paradigme », indique le Dr Rabasa-Lhoret. « Entre la chirurgie extrêmement lourde et la diète sévère que peu de gens arrivent à suivre, on essaie d’ouvrir une troisième voie vers la rémission », explique-t-il.

L’étude porte en effet sur un traitement médicamenteux intensif sur une courte durée qui sera combiné à l’adoption de saines habitudes de vie. L’objectif désiré de cette stratégie étant d’accorder une pause au pancréas, organe sécrétant l’insuline chargée de maintenir un taux de glucose normal dans le sang. « C’est un peu comme si le pancréas était en burnout. On lui dit : on t’offre des vacances dans le Sud, va te reposer », décrit l’endocrinologue.

Lancée à Montréal, l’étude consistera à injecter à des patients de l’insuline une fois par jour, en plus de prendre de la metformine et de la sitagliptine, deux médicaments qui aident aussi à régulariser le taux de sucre dans le sang. « Pendant 12 semaines, on fait le boulot du pancréas à sa place », détaille le Dr Rabasa-Lhoret, « puis on cessera toute médication pour voir si la pause a permis au pancréas de reprendre le dessus ». Les patients seront en parallèle encouragés par des professionnels à bien se nourrir et à faire de l’exercice.

Alors que l’étude a à peine débuté, des études préliminaires ont déjà montré qu’une médication intensive peut amener une rémission chez 40% des diabétiques, et que cette rémission perdure deux ans après le traitement. À l’heure actuelle, on estime que les personnes pouvant guérir du diabète sont celles qui ont la maladie depuis moins de cinq ans, soit à un stade pas trop avancé.

 

Source: TSA-Algerie

Bientôt un traitement pour guérir du diabète ?