Héritier du LM002, l'Urus entend établir une nouvelle référence dans la catégorie des SUV sportifs et accessoirement... doubler les ventes de Lamborghini.

Les chiffres sont ébouriffants. À commencer par ceux extraits de la fiche technique, puisque l'Urus étrenne la version la plus puissante à ce jour du V8 4 litres biturbo du groupe VW, à 650 ch. Résultat, Lamborghini annonce que l'Urus sera le premier SUV à dépasser les 300 km/h. De quoi donner des ailes aux 2 200 kg de ce taureau d'acier et d'aluminium, et les faire passer de 0 à 100 km/h en seulement 3,6 secondes.

3500 Urus par an prévus à moyen terme

 


Lamborghini Urus © Lamborghini

 

L'Urus est aussi censé être à Lamborghini ce que le Cayenne a été à Porsche, c'est-à-dire celui qui permettra à court terme de doubler les ventes de Sant Agata. De 1000 exemplaires la première année, la marque italienne prévoit d'en assembler 3500 les suivantes en régime de croisière, voire légèrement plus si la demande l'exige. Un chiffre à comparer aux 3 500 Lamborghini tous modèles confondus vendues lors du dernier exercice. Et il vaudrait mieux que cet objectif soit atteint, car Lamborghini vient d'investir lourdement pour y parvenir, en doublant la surface de son usine tout en la modernisant considérablement

Transmission typée Audi

 


Lamborghini Urus © Lamborghini

 

Les 650 chevaux du V8 sont distribués aux 4 roues par l'intermédiaire d'une boîte automatique 8 rapports et d'un différentiel central de type Torsen répartissant 40 % de couple vers l'essieu avant, 60 vers l'arrière. De ce point de l'Urus donc est donc plus proche d'une Audi – il est vrai qu'il s'agit de la maison mère de Lamborghini – que de Porsche, dont les transmissions intégrales ont troqué depuis de nombreuses années leur différentiel central contre un embrayage permettant de moduler de 0 à 50 % le couple distribué à l'essieu avant.

Répartition vectorielle et 4 roues directrices

 


Lamborghini Urus © Lamborghini

 

Pour ceux qui craindraient que ce choix ne génère une attitude sousvireuse Lamborghini se veut rassurant, l'utilisation d'un différentiel à répartition vectorielle de couple (sans doute proche du différentiel Sport Quattro d'un Q7), et de roues arrière directrices devrait permettre d'adopter le typage idéal en toutes circonstances, maniable en ville, agile à basse vitesse sur parcours sinueux, le plus stable possible à haute vitesse, cette dernière qualité prenant toute son importance s'agissant d'un mastodonte capable de croiser à 300 km/h.

Jantes de 23 pouces

 


Lamborghini Urus © Lamborghini

 

Grâce à sa suspension à garde au sol variable (combinant ressorts pneumatiques et barres antiroulis actives électriques) Lamborghini laisse aussi entendre que l'Urus est doté de véritables capacités de franchissement, comme en témoignent les modes de conduite proposés (Sable, Terre, Neige…). Attention toutefois avant de sortir du ruban asphalté de la civilisation : il serait dommage d'aller détruire un pneu ultra-bas et donc forcément très onéreux puisque montées sur des jantes allant de 21 à 23 pouces de diamètre selon l'option choisie. La commercialisation de l'Urus devrait débuter à l'été 2018, pour un prix légèrement supérieur à 200 000 euros.

 

 

Lepoint

Lamborghini Urus : prêt à charger