Que celui qui veut faire de la politique ou prêcher son idéologie quitte l’université et aille voire ailleurs.

C’est le principal message contenu  dans la lettre lu en son nom aujourd’hui samedi par le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi à l’université de Tipaza, à l’occasion de la célébration du 68ème anniversaire de la journée de l’étudiant qui coïncide avec le 19 mai de chaque année.

«L’Université n’est pas un terrain des luttes politiques et idéologiques, mais un lieu où se construit l’avenir de l’Algérie et celui de ses hommes», a précisé le chef de l’Etat, exhortant les étudiants à «protéger la paix et la stabilité de leur pays en s’inspirant des sacrifices de leurs ainées durant la colonisation». 

Sur un autre plan, le président Bouteflika ne partage pas l’avis de ceux qui pointent le niveau «médiocre» de l’université algérienne et de ses diplômés, en mettant en mettant en avant précisément des succès réalisés par de «nombreux diplômés de l’Université algérienne». Abdelaziz Bouteflika qualifie ceux qui critiquent le niveau de l’université de «voix destructrices et pessimistes dont les critiques sont arbitraires».

Le chef de l’Etat s’est ainsi appuyé sur des chiffres pour étayer son constat positif. Il en veut pour preuve que les effectifs de l’Université algérienne approchent les deux millions d'étudiants répartis sur des universités et des écoles à travers toutes les wilayas du pays et encadrés par 100.000 professeurs. 

En comparaison, a expliqué le président de la république, l’Algérie disposait de moins de 500 étudiants et dix enseignants universitaires en 1962. Cette précision du chef de l’Etat sur la vocation scientifique de l’université algérienne intervient deux semaines après la réunion entre le Secrétaire général du parti FLN, Djamel Ould Abbès avec les responsables des organisations estudiantines en présence du ministre de l’enseignement supérieur Tahar Hadjar qui avait abouti au lancement de «Génération Bouteflika». 

Des partis et des médias avaient alors dénoncé «l’exploitation politicienne» de l’université par le parti FLN alors que le ministre issu de ses rangs, ne cessait de rappeler que l’université  était une "ligne rouge"

 

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Président Bouteflika : L’Université n’est pas un terrain de "luttes politiques et idéologiques"