Les recherches et les investigations  pour identifier “l’auteur” ou “les auteurs” de l’assassinat, il y a deux jours, de l’étudiant Assil dans sa chambre à la cité universitaire Taleb Abderrahmane 2 de Ben Aknoun, sont toujours en cours, a fait savoir mardi le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger, le contrôleur de police, Mohamed Bettache.

 

Le contrôleur de police Mohamed Bettache intervenait lors d’une conférence de presse animée au niveau du service de wilaya de la Sûreté publique à Bab Ezzouar (Alger) pour présenter le bilan des activités des différentes unités de la Sûreté de la wilaya d’Alger en 2018.

“L’instruction est toujours en cours pour dénouer cette affaire sous la supervision du procureur de la République territorialement compétent”, a-t-il précisé, affirmant que les médias seront informés au moment opportun des nouveaux éléments.

Assil a été retrouvé égorgé dans sa chambre à la cité universitaire de Ben Aknoun, dimanche soir à Alger. Originaire de Bordj Bou Arreridj, il était en troisième année de médecine à la faculté d’Alger.

Dans une déclaration à Dzaïr News, il a expliqué que les agents de la sécurité ont vu le camarade de la victime sortir en vitesse de la résidence au volant de la voiture de Assil.

“Ils l’ont arrêté et lui ont retiré les documents de la voiture avant qu’il ne prenne la fuite”, a-t-il expliqué. Nous avons appelé la police sur la base d’une affaire de vol mais lorsque nous sommes montés dans sa chambre, nous avons été frappés par la vue du cadavre gisant par terre”, a-t-il poursuivi.

“Les causes de l’assassinat restent inconnus”, de son avis, rajoutant que “beaucoup de lectures ont été avancées. Certains disent qu’ils se sont disputés dans la chambre et qu’il n’avait peut-être pas l’intention de le tuer”, a indiqué M. Abid. Au milieu de la journée, deux autres étudiants, “copains de chambre” de la victime et des agents de sécurité étaient encore interrogés par la police, selon le même responsable.

Sa mort a choqué les Algériens. Les étudiants de la faculté de médecine se sont rassemblés lundi pour lui rendre hommage et dénoncer l’insécurité dont Assil Betala a payé le prix.

Ils ont pointé du doigt l’absence de la sécurité dans les cités universitaires. Le décès de Assil est survenu quelques jours après l’agression, fatale, d’un étudiant zimbabwéen à Annaba, aux portes de sa la résidence universitaire.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, qui s’était rendu sur les lieux du crime lundi soir, avait affirmé que son département “ne ménageait aucun effort pour la sécurité des étudiants”.

Le jeune étudiant en médecine, Assil, a été enterré hier dans sa ville natale après la prière du Dohr.

 

 

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Assassinat de Assil: "le suspect" toujours recherché (DGSN)