Présentant au Conseil de sécurité des Nations unies un projet américain de résolution exigeant l'arrêt des offensives à Damas et dans sa banlieue, l'ambassadrice des États-Unis à l'Onu Nikki Haley a menacé la Syrie d'une frappe similaire à celle réalisée par Washington en avril 2017.    

 

La Russie, quant à elle, a fait part aux États-Unis de l'inadmissibilité des déclarations sur d'éventuelles frappes contre la Syrie, a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova

Selon l’agence russe Sputnik, l’état-major russe a remarqué des signes d’une préparation américaine à des frappes contre les sites gouvernementaux et les positions de l’armée syrienne.

Les Etats-Unis ont mis sur pied des groupes d’assaut équipés de missiles de croisière dans la partie orientale de la mer Méditerranée, dans le golfe Persique et dans la mer Rouge, a indiqué le général Sergueï Roudskoï  chef du commandement opérationnel principal de l’état-major russe. «Nous notons des signes de préparation à d’éventuelles frappes», a-t-il ajouté à l’antenne de la chaîne Rossiya 24.

La France serait prête à frapper la Syrie conjointement avec les USA et pour justifier l’attaque, il est question de préparatifs en vue d’une attaque chimique dans le sud syrien.

Une vingtaine de conteneurs de chlore ont été acheminées récemment dans la zone de désescalade située dans le sud de la Syrie pour fabriquer des engins explosifs remplis de substances nocives, souligne le général Roudskoï.

Selon lui, des instructeurs américains forment les radicaux syriens dans l’objectif de mener des provocations avec l’emploi d’armes chimiques dans le sud de la Syrie. «Dans la zone d’al-Tanf, des instructeurs américains ont entraîné plusieurs groupes de radicaux en vue de mener des provocations dans le sud de la Syrie», a déclaré l’officier supérieur russe.

A l’heure actuelle, des terroristes du Front al-Nosra, ex-branche d’al-Qaïda en Syrie et des militants des Casques blancs syriens sont en train de préparer des attaques chimiques dans des localités situées à 25 kilomètres de la ville d’Idlib, indique le général Roudskoï.

Toujours selon lui, suite à ces provocations, l’Occident devrait accuser les autorités syriennes d’avoir utilisé des armes chimiques, ce qui servirait de prétexte pour de nouvelles frappes américaines contre les troupes fidèles au gouvernement de Damas.

 

Algerie1

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