En Algérie, l'ancien candidat à la présidence Ali Benflis tenait une conférence mercredi soir. Alors qu’Abdelaziz Bouteflika était en Suisse pour des examens médicaux, Ali Benflis a dénoncé le blocage des institutions, un blocage qui fragilise le pays selon lui.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a réitéré, mercredi à Moscou, que l'Algérie ambitionnait de poursuivre la mutation de son économie vers la production de biens et de services et la création de richesses et d'emplois.

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika s'est rendu dimanche à Genève (Suisse) pour "une visite privée" durant laquelle il effectuera des "controles médicaux périodiques", a annoncé la présidence de la République dans un communiqué transmis à l'APS.

Le temps, quinze jours après, ne semble pas avoir épuisé totalement les effets dévastateurs de la fameuse photo “tweetée” par le Premier ministre français, puisqu’elle continue encore à produire de l’écume politico-médiatique.

L’ancien ministre de l’Energie en est à sa troisième visite dans une zaouïa, ces confréries religieuses soufies qui prônent un islam tolérant et auxquelles le président Bouteflika a toujours eu recours avant, pendant et après son élection.

Le secrétaire général du MPA, Amara Benyounès était samedi  en déplacement dans la wilaya d’Oum El Bouaghi pour un meeting à la maison de la culture. Devant une assistance toute ouïe, il a décliné les questions qui sont au cœur de l’actualité. A commencer par ce satané tweet de Manuel Valls qui continue de provoquer des remous.

Après la zaouia de Sidi Mohamed Ben Merzoug de Djelfa, celle de Sidi Mahieddine de Mascara, l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, s’est rendu hier dans la wilaya de Tissemsilt où il était attendu dans deux zaouias, Sidi Ali Hadj et Sidi Ali Jadarmi.

Un silence qui fait beaucoup de bruit. Celui d'Amar Saïdani qui ne s'est curieusement pas exprimé sur le tweet empoisonné de Manuel Valls. Habituellement le premier à fanfaronner, à sonner les trompettes, à chauffer les tambours, à se dresser en rempart contre tous ce qui touche au "vieux loup", il a choisi cette fois le silence plus que sot ... des agneaux !

Les islamistes ne cessent pas leur croisade contre la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit. Craignant toute évolution positive de l’école algérienne, en panne depuis des années, qui pourrait changer l’ordre établi depuis l’indépendance, ils plaident pour le statut quo.

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